Où aller danser ... quoi ?

Guide de la danse de bal à Paris-Grand Paris

 

Le bal, l’origine de ce mot vient du vieux français « baller » qui signifie danser.

A l’origine, le bal, donner un bal est une activité, un privilège des rois et des seigneurs car c’est une fête organisée par un membre de la noblesse pour divertir ses invités.

Louis XIII et surtout Louis XIV lui-même excellent danseur ont donné de magnifiques bals qui ont fait la renommée de la cour de France dans toute l’Europe et le bal est resté jusqu’au 19ème siècle un des temps fort de l’activité mondaine.

Puis en France avec la révolution, le bal devient populaire, en ville ou en campagne il devient lieu de rencontre et de festivité.

C’est à fin du 19ème siècle que les Auvergnats et dans une moindre mesure les Bretons venus s’installer à Paris apportent leurs danses joyeuses pratiquées au son de la musette ce petit instrument donnant un son proche de la cornemuse.

Le bal musette est né, il prend alors possession des rues et des cafés parisiens, puis se développe encore avec l’arrivée de l’accordéon, le fameux piano à bretelle, l’instrument est magique, il permet de plus grandes variétés de rythmes, une excellente musicalité et la tenue d’un vrai bal avec un seul instrument.

Lié au front populaire, à la lutte de la classe ouvrière, à la conquête des congés hebdomadaires, le bal musette se transporte en banlieue sur les bords de Seine, à la grenouillère de Croissy, à la maison Fournaise de Chatou et aussi bien entendu sur les bords de Marne où subsistent encore aujourd’hui quelques guinguettes fameuses comme Chez Gégène ou La guinguette du Martin Pêcheur.

On trouve chez les peintres impressionnistes de nombreux témoignages de ces activités dansantes.

Aujourd’hui, danse de bal, danse rétro,  danse musette, danse de salon, danse sportive autant d’appellation et de nuances dans lesquelles se retrouvent, ou pas, les danseurs de danses à deux.

Si la salsa, le tango argentin, le rock n’roll ont leurs endroits spécifiques, les établissements qui proposent des danses à deux perdent parfois leur âme en écoutant les sirènes commercialo- erronées de la caisse enregistreuse et se dévalorisent en ouvrant trop souvent, (sans prévenir les habitués) leur piste de danse au disco, house, funk  et pire encore aux privatisations sauvages.

C’est pourquoi nous recommandons même pour les établissements que nous proposons parce que nous apprécions leur sérieux, de prendre la précaution de téléphoner avant de vous y rendre pour vérifier si justement ce soir magique où vous allez danser, c’est bien l’ambiance musicale et les danses que vous aimez qui vous seront proposées.