Des danses anciennes aux danses modernes

Les danses anciennes

 

Pour s’y retrouver dans la diversité des danses à deux Il est convenu de suivre la classification suivante :

1-      Les danses anciennes, dont les plus représentatives restent aujourd’hui la polka, la java, la mazurka, et la valse française surtout célèbre dans sa version valse musette.

2-      Les danses standards, valse viennoise et valse lente, quick-step, slow-fox et tango européen.

3-      Les danses latines, chachacha, rumba lente, samba, paso doble et … rock n’roll dans sa version jive en compétition.

4-      Les danses dites typiques dont la liste est longue depuis, le merengue, le mambo, le calypso la bachata et bien sûr la salsa avec ses variantes colombienne, cubaine et portoricaine.

5-      Les danses swings depuis le jitterburg jusqu’au  west coast swing en passant par le rock sauté, le boogie-boogie et autre balboa.

6-      Le tango argentin, une institution à lui seul depuis qu’il a conquis toute les grandes capitales mondiales.

 

Les danses anciennes:

Les danses anciennes, sont évidemment les danses issues des danses de bal d’autrefois qui, à l’origine, se dansaient en groupe, en quadrille, en farandole.

Le menuet se dansait à la cour, la bourrée à la campagne en sabot de bois, mais toutes ces danses ont en commun, une manière de poser les pieds en « perpendiculaire » l’un par rapport à l’autre, pour être précis en position « trois » de danse classique.

Joyeuses, entrainantes, les danses anciennes polka, polka piquée, scottish  à deux temps, mazurka à trois temps se pratiquent aujourd’hui à deux lors de soirées à thèmes telles que « les soirées viennoises » où en alternance avec les valses de Vienne l’orchestre joue des polkas, des galops de Strauss ou  d’Offenbach et des mazurkas de Chopin.

La polka vient de Bohème, musique à deux temps (2/4) au tempo assez rapide (100 bpm)

Sur ses rythmes bien marqués les danseurs pratiquent les pas chassés, demi pas de base de la danse qui serait selon certains à l’origine du nom de la danse (de pulka qui en Tchèque qui signifie à moitié).

Le pas de polka peut s'exécuter seul, en couple, en groupe (en chaîne ouverte ou fermée), soit sur place, soit en tournant, soit encore en se déplaçant sur la ligne de danse.

Grâce à ses  différentes variantes, polka piquée, scottish et ses joyeuses possibilités d’exécution, après Prague, puis Vienne, la polka arrive à Paris dans les années 1840 et devient alors une danse très populaire sous sa forme de danse de couple.

La mazurka est aussi une danse de couple, originaire de Pologne, très élégante et légère elle était connue dès le 16ème siècle en Europe centrale.

Sur un rythme lent à trois temps (3/4) elle est notamment illustrée et célébrée  par l’hymne national polonais.

De nombreux compositeurs de musiques classiques, dont Chopin bien sûr, ayant composé des mazurkas, cette danse aristocratique connue une grande popularité au 19ème siècle et devint une véritable danse de société dans tous les grands salons européens.

Aujourd’hui la mazurka a été reprise par les adeptes des danses-folk et ses pas ont évolués selon les régions sur des tempos différents.

La java est une danse typique du répertoire « musette ».

Née à Paris vers 1930 à l’initiative des accordéonistes du quartier de la Bastille, en particulier de la rue de Lappe où aujourd’hui encore, on peut aller danser au fameux Bal à Jo, la java est une réaction populaire contre le formalisme de la valse, notamment la valse viennoise.

Les danseurs cherchaient avant tout une danse plus simple, plus sensuelle et compte tenu du manque de place dans les dancings, une danse où les partenaires sont plus proches.

La java est une valse rapide qui se danse à petits pas, de manière très rapprochée, avec un mouvement très typique du bassin. Les rythmes de croche pointée-double et les triolets sont caractéristiques de cette danse dont les temps, notamment le premier, sont très marqués. La java se danse avec des petits pas à trois temps, les positionnement des pieds à l’ancienne provoque un petit « dandiné » des hanches donnant au déplacement des danseurs un « chaloupé » caractéristique. C'est une danse très machiste, affirmant la domination de l'homme sur la femme, les mains dans les poches, la casquette sur la tête et autrefois la cigarette au bec.

Danse du « gigolo et de sa gigolette », le danseur met souvent les mains sur les fesses de la danseuse qui elle-même accroche ses mains autour du cou du danseur. Cette attitude provocatrice et selon certains quelque peu indécente a parfois conduit dans le passé à l'interdiction de la java dans certains milieux.

 La valse française :

 Autre danse musette par excellence, la valse française dite valse musette.

Elle se danse à petits pas, sur les 6 pas habituels de la valse viennoise mais les danseurs sont très proches l’un de l’autre parfois même en position « java » et croisent leurs pieds sur le 2ème pas même en tour à droite.

Ce croisement de pied est en valse viennoise réservée au seul tour à gauche.

La version la plus élaborée étant la « toupie » ou la rotation, essentiellement pratiquée à gauche est obtenue par un pied posé-croisé puis dévissé de chaque pas pour chacun des danseurs.

Les spécialistes vous diront et même vous en feront la démonstration, il est possible de « toupiller une musette » sur une table ronde de bistrot.