Découvrez la danse à deux

L'essentiel est de croire en ses rêves.

Il est devenu HYPE d’aller danser !

Danser le rock, la salsa, le tango argentin, le flamenco, les danses folkloriques, la danse country et bien sûr les danses dites de sociétés.

Recherche de l’autre, besoin d’appartenance, recherche de codes, de repères, besoin de contact de sympathie et de rassemblement.

Aujourd’hui  la danse de bal n’est plus un passe temps de grands-mères, à Paris comme en province.

D’ailleurs et c’est un vrai signe, même la télévision s’y intéresse.

 Citons la célèbre Baronne de Paname, VIP  sur Paris-Première, les concours de danses télévisuels, « Danse avec les Stars », les retransmissions des concours de danse sportive de Bercy et de multiples reportages sur Miss Guinguette, les grands bals parisiens, celui du fameux bal des débutantes, celui du Ritz, jusqu’aux balloches branchés de Paris plage.

 Entre journalistes en reportage sur le terrain qui ouvrent grands leurs yeux et leurs oreilles, les danseurs guincheurs qui glissent sur les parquets des dancings, les passants touristes ou non qui badent les danseurs sur les quai de Seine à Paris ou ailleurs, la France du 21ème siècle continue de s’intéresser à la danse.

La danse, cet art de s’exprimer en interprétant des compositions chorégraphiques peut aussi se définir plus simplement comme un enchainement de pas et de mouvements du corps sur une musique ou plutôt une rythmique.

De la danse classique au hip-hop, les formes de danse sont multiples et variées, le propos de ce blog est de vous faire découvrir les « danses à deux », avec  ses différentes composantes, ses lieux de prédilection à Paris intra-muros et ses développements  du grand Paris, ses codes vestimentaires, ses règles de bienséance.

Au fil des pages vous découvrirez aussi, des personnages, danseurs bien sûr, des professeurs de danse, des musiciens, des artistes peintres, des réalisateurs, mais aussi des responsables de salles de danse ou de boutiques où vous  pourrez trouver chaussures, accessoires.

  

Les différentes catégories de danses à deux.

La danse, une activité ancestrale, le croira-t-on aujourd’hui, était autrefois l’apanage des hommes !

Mais oui Messieurs, vous qui souvent hésiter à vous lancer sur une piste de danse, par pudeur, par peur du ridicule ou tout simplement par timidité, la danse c’est une activité d’homme.

Depuis toujours, l’homme danse pour apaiser les Dieux en colères,  l’homme danse avant de partir en guerre pour que les esprits des anciens le protègent, l’homme danse pour que la nature, le vent la pluie, le soleil lui soient favorables.

La parade est spirituelle avant d’être nuptiale.

Puis, un jour, l’homme invite la femme dans sa parade nuptiale et la femme, qui n’attendait que çà,  y prend très vite toute sa place, homo-sapiens vient de créer la danse de société, une danse d’abord de groupe, puis une danse à deux qui va donner naissance à quantité de variantes sur des rythmes divers et variés selon les pays et les peuples qui les habitent.

De ce fait il existe une multitude de façon de danser qui se construisent aussi en fonction de leur finalité.

Nous mettrons de coté dans ce guide, sans en dénigrer à aucun moment l’importance, les danses rituelles, la danse classique, la danse moderne et même les danses folkloriques pour nous consacrer et le sujet est déjà fort vaste aux danses à deux pour ne pas dire aux danses de couple.

Car notre passion c’est la danse à deux, une danse où l’un guide, l’homme en l’occurrence  et où l’autre, la femme enlacée suit, une danse où l’on échange et où l’on parle à l’autre avec le corps.

Pour l’homme il ne suffit pas de savoir danser, il faut aussi savoir faire danser sa partenaire, l’emmener en promenade sur la musique.

Pour la femme il ne suffit de connaitre les pas, encore faut-il être à l’écoute et se laisser aller dans les bras de son partenaire.

Danse de bal, danse rétro,  danse musette, danse de salon, danse sportive autant d’appellation et de nuances dans lesquelles se retrouvent par affinité les danseurs de danses à deux.

C’est à la découverte de ces danses là que notre guide va vous conduire.

En effet chaque danse, la valse, le paso-doble, le chachacha par exemple peuvent se pratiquer au moins de trois façons différentes, en version danse de bal rétro-musette, en version danse de salon et bien sûr  en version danse sportive.

Ce qui différencie la façon dont procèdent  les danseurs, c’est d’abord l’état d’esprit dans lequel chacun veut se faire plaisir.

 

 La danse de bal (rétro-musette),

 

La danse de bal rétro-musette n’est pas comme son nom semble l’indiquer la seule façon de danser des plus « anciens » car les bals musettes du grand Paris actuel voient se côtoyer des danseurs de tous âges, non c’est plutôt l’endroit, l’ambiance, l’histoire du lieu où l’on danse qui fait la danse rétro.

Le bal musette est un bal public, ouvert à tous selon les critères de celui qui est propriétaire du lieu, c’est ce qui permet à certain de s’y encanailler en côtoyant des personnages de toutes catégories sociales.

Thés dansants, guinguettes, bals de quartiers parisiens ou bal de villes et villages en banlieues sont encore aujourd’hui le cadre de ses petits bals, « non je ne me souviens plus du nom du bal perdu », si bien chanté par Bourvil ou Gréco.

Pour aller au thé dansant, on s’y prépare à l’avance, on vérifie les dates, les endroits, le nom de l’orchestre, on s’habille, pour soi d’abord, pour sa, son partenaire aussi, car c’est important d’être en harmonie de style, de couleur avec l’autre.

Dans ces « petits-bals », on guinche, on toupille, on gambille, les danseurs sont proches l’un de l’autres, enlacés « sans se la jouer », on ne cherche pas trop à paraitre, plutôt à être bien avec l’autre qui le temps d’une danse, parfois plus, devient Casque d’or, Mon amant de Saint-Jean, Julie la Rousse ou le Dénicheur.

On danse le plus souvent au son de l’accordéon avec un p’tit orchestre, car si les grands noms de l’accordéon que nous vous présentons  dans un autre chapitre et qui ont fait danser nos parents ne sont plus sur l’estrade, d’autres jeunes et talentueux artistes ont tranquillement pris leur place pour que le show must go on.

Les danses se suivent, paso-doble, tango, valse musette, boston, fox-trot, rumba, samba mais aussi polka et java que l’on ne danse plus guère que dans ces endroits là, puis alternent quelques danses en lignes, madison, tarentelle ou chachacha que l’on danse ici plus souvent en ligne pour que les dames seules puissent aussi se faire plaisir et se montrer sur la piste de danse.

Parfois l’orchestre, un peu à la demande, se lance aussi sur une série de rock n’roll, twist, merengue, disco ou autres danse de l’été, mais se sont là pour les spécialistes comme une concession à la modernité et l’on accueille avec un grand sourire le retour de la série de tangos…

Vous trouverez dans ce guide au fil de ces pages, une sélection des bonnes adresses pour danser rétro-musette.

 

  La danse de salon

  

Autrefois l’apanage des cours royales, de la noblesse puis de la grande bourgeoisie la danse de salon comporte un aspect obligatoirement plus chic, people ou « VIP »  dira-ton aujourd’hui.

Ce qui fait la danse de salon, c’est d’abord … le salon, l’endroit où l’on danse, puis l’hôte ou l’hôtesse qui reçoit.

A l’origine et à la différence du bal musette, le salon n’est pas ouvert à tous et surtout pas à « n’importe qui ».

Pour danser salon, il  faut être d’un certain milieu social, être policé et pourvoir s’habiller de façon élégante.

Des grands salons et bals de naguère subsistent à ce jour, d’une part le bal des débutantes, les bals de promos de certaines grandes écoles et en dérivé les rallyes de la « bourgeoisie influente » puis d’autre part toutes les soirées dansantes privées organisées, par les communes pour leur administrés et à l’initiative de leurs professeurs par les écoles et associations de danse pour leurs élèves et adhérents.

Ce qui au final constituent de nombreuses occasions de pratiquer la danse de salon.

Alors là aussi, s’habiller avec recherche, former un « couple » de danseurs, respecter le « dress-code »  imposé, se chercher un costume pour être dans le thème proposé pour la soirée fait partie du jeu préalable.

Car il faut être chaque fois  «le » couple de la soirée, celui que l’on vient féliciter d’être si absolument chic et franchement classe ce soir !

Et puis il faut aussi danser avec élégance et distinction en respectant toutes  les règles de politesse et de bienséance en vigueur dans ce domaine.

Les danses pratiquées, tango, paso-doble, valse viennoise, valse anglaise, slow-fox, quick-step, rumba, chachacha, nécessitent bien souvent, surtout pour les Messieurs, d’avoir pris des cours pour être danser avec toute la maîtrise et l’élégance nécessaire.

Si parfois on se « lâche » un peu sur les danses, ce sera sur une polka piquée,  une samba, un rock’n’roll ou encore une salsa, rarement sur la lambada ou le dernier kuduro de l’année.

 

 La danse sportive :

 

Comme son nom l’indique, nous dépassons ici le cadre du loisir pour faire de la danse une pratique sportive.

Souvent comparé au patinage artistique dans son épreuve de danse sur glace, la danse sportive n’est pas  -encore- une discipline olympique.

Pourtant tous les ingrédients qui font une vraie discipline sportive de haut niveau s’y trouvent.

Discipline et entrainement physique régulier, travail individuel et en couple sur la technique, la musicalité, l’aspect artistique,  les chorégraphies qui doivent évoluer mais en même temps toujours s’inscrire dans la tradition.

Il existe plusieurs championnats, par catégorie d’âge et de niveau en danse standard, en danse latine et la prestigieuse épreuve reine des 10 danses qui regroupent les standards et les latines.

On danse en couple, en formation et s’ajoute depuis quelques années des championnats ou des exhibitions en salsa, tango argentin et rock acrobatique.

Toujours est-il que les niveaux progressent de plus en plus chaque année et que pour prétendre aujourd’hui atteindre un niveau international, il est impératif de débuter la danse à deux le plus tôt possible, idéalement vers 7 ou 8 ans.

En France L’AMDF, Académie des Maîtres de Danse de France et leurs professeurs agréés forment la future génération de nos champions dans ce sport qui n’est pas –encore- trop envahi par l’appétit des sponsors, mais cela ne saurait tarder, d’autant que ce sport coûte relativement cher et que les médias télévisuels qui en ont bien compris le coté spectaculaire entre sport et spectacle commencent à s’y intéresser de près.